05.10.22
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Après s’être attaquée à LinkedIn, notre équipe Social Media remet le couvert. Cette fois-ci, nos expert·es, ont passé Instagram au crible pour imaginer les fonctionnalités plus ou moins utiles, plus ou moins faciles à mettre en place, qu’ils aimeraient voir apparaître sur la plateforme. Des fonctionnalités dont ils rêvent en tant que pros mais aussi qu’utilisateur·ices aguerri·es. 

→ Vous avez d’autres idées ?  Partagez-les nous sous ce post ou par message à vivelejeudi@decriiipt.fr. On y répondra avec plaisir et, cerise sur le gâteau, on les ajoutera à cet article ! 

Un véritable éditeur graphique : pour un beau rendu sans quitter la plateforme

Le problème à résoudre : impossible de faire une belle créa directement sur Instagram. Pour un contenu un minimum léché, cohérent avec la charte graphique existante, mieux vaut passer en amont sur un autre outil de type Figma, Canvas, Photoshop. 

En détail : que ce soit en termes de couleurs, de polices, de stickers ou de layouts, en story, en feed ou sur des reels, les possibilités en termes de création sont plus que limitées. Résultat : il faut passer par un outil externe pour travailler son visuel, le télécharger, potentiellement se l’envoyer pour, enfin, pouvoir le poster. Une perte de temps immense, qui crée de la frustration, notamment chez nos ami·es créa qui ont passé des heures à définir une identité visuelle, des couleurs primaires, secondaires, des polices et des formats qui sont impossibles à décliner sur la plateforme. Avoir un véritable outil graphique intégré à Instagram, sur lequel on pourrait donc télécharger et enregistrer sa charte graphique pour réellement travailler de beaux visuels, cela ferait gagner un temps fou et fluidifierait de manière non négligeable l’expérience utilisateur.  Par contre, c’est Canvas qui va faire la gueule. 

Note des auteur·ice·s : l’éditeur intégré est un élément non négligeable dans l’expérience utilisateur. La preuve avec TikTok, connu notamment pour sa facilité d’utilisation, qui permet une grande création et pousse à tester de nouvelles fonctionnalités et à jouer avec l’outil. 

Pouvoir programmer sa story en amont 

Le problème à résoudre : tout est dans le titre. 

En détails : que ce soit sur l’app ou sur la version desktop, il n’est pas possible de programmer sa story. Ou alors cela demande de passer par des outils de type Hootsuite, Agorapulse ou Sprout. Des outils incroyablement efficaces mais qui représentent un investissement financier et en temps. Pourtant, il est déjà possible de programmer ses posts, pourquoi ne pas élargir la fonctionnalité, ne serait-ce que, dans un premier temps, aux comptes professionnels ? Cela permettrait de libérer un temps important aux CM. Temps qui pourrait être utilisé sur des tâches à plus fortes valeurs ajoutées, de type modération ou animation de la communauté.  

La boîte de réception spéciale influence et partenariat 

Le problème à résoudre : rendre plus visibles les propositions de partenariats. 

En détail : quand on est influenceur·se, on reçoit des dizaines, si ce n’est des centaines de messages par jour. Des messages qui se retrouvent dans la catégorie “invitations”, noyés sous une tonne d’autres messages plus ou moins intéressants. Car, sur Instagram, la catégorie “invitations” se transforme souvent en corbeille ou en onglet spam. 

C’est dommage. Pour les influenceur·ses qui risquent de passer à côté de potentielles propositions de partenariats intéressantes. Pour les marques qui perdent du temps à envoyer et attendre des réponses.. Le moyen d’y pallier ? Quand on a un compte pro, pouvoir envoyer des messages “demande de partenariat”. Messages reçus directement dans un onglet dédié. De cette manière, toutes les demandes sont reçues au même endroit, ce qui permet, pour les marques de s’assurer que le message est bien reçu et, pour les créateur·ices de contenus, de pouvoir plus facilement gérer cette partie de leur activité. 

Note des auteur·ices : on peut même imaginer que ces DM envoyés sur l’app, soient reçus en plus sur une ou plusieurs boîte mail. Celle d’un agent par exemple. 

La personnalisation de l’onglet explorer

Le problème à résoudre : avoir un espace explorer qui permet réellement de faire des trouvailles.  

En détail : aujourd’hui, seul·e un·e utilisateur·ice sur deux utilise l’onglet explorer. Autrement dit, cette fonctionnalité est largement sous-utilisée. La raison . Un espace trop vaste, trop fourre-tout. Si on devait se laisser aller à une comparaison hasardeuse, l’onglet explorer, c’est la chambre d’un·e ado : un savant bric-à-brac de contenus qu’il a aimé un jour puis délaissé et de brochures de choses qui pourraient l’intéresser. 

Notre proposition : ⅔ de l’écran dédié aux contenus de comptes que l’on suit déjà mais dont les posts sont perdus et oubliés par l’algorithme d’Instagram. Une manière, dans un premier temps, de consommer les contenus qui nous intéressent déjà mais desquels on passe à côté. Puis un tiers de l’écran pour ouvrir ses chakras, avec des contenus qui pourraient nous intéresser. 

Tant qu’on y est : la personnalisation en thématiques du feed

Les problèmes à résoudre :

  1. Avec généralement au moins 300 comptes suivis, on s’y perd et on loupe trop de contenus. 
  2. On s’enferme dans sa bulle. On passe par la phase chat, puis sport, puis actu, puis food… 

En détail : un feed à construire, avec différents onglets. L’onglet que l’on connaît déjà tou·tes, mais, ensuite, différentes rubriques à choisir. Par exemple, une 100% food, une 100% potes, 100% famille et ainsi de suite. Pour pouvoir plus facilement trouver le contenu que l’on souhaite consommer sur le moment et naviguer en fonction de ses envies et besoins. 

Note des auteur·ices : oui on a conscience que cela peut aussi aggraver le phénomène de bulle dont on parlait plus haut. Mais, au moins, ici, ça sera conscient et consenti. C’est déjà pas si mal ! 

Vous l’avez manqué 

Le problème à résoudre : le FOMO. Toujours et encore. 

En détail : un petit recap, par exemple au niveau des stories, des comptes que l’on aime le plus et qui ont partagé des contenus ce jour-là ou cette semaine-là (la temporalité pourrait être à personnaliser). Simple. Basique. Efficace.

De nouvelles interactions : blind-test, nouveaux stickers, refonte, etc.

Le problème à résoudre : on commence sérieusement à tourner en rond au niveau des stickers, que ce soit sur le fond ou sur la forme.  

En détail : les stickers ont mal vieilli. Aujourd’hui plus personne n’utilise “identification”. On identifie directement les utilisateur·ices dans le texte de sa story. Par ailleurs, les interactions sont encore limitées, surtout quand on compare à TikTok qui propose mille défis et challenges sur la base de features et autres addons plus innovants les uns que les autres. Nos propositions, pêle-mêle : un sticker blind-test, un autre karaoké, un compléter la phrase, un duo… tout est imaginable. À vous de compléter la suite.  

Des liens cliquables sur les posts !

Le problème à résoudre : l’absence de lien, à part en bio ou en story. 

En détail : pitié. Si nous lisons une nouvelle fois “lien en bio”, nos yeux vont saigner. 

Reposter un post en feed

Le problème à résoudre : pouvoir partager des posts entre différents comptes Instagram directement dans le feed. 

En détail : il est déjà possible de partager un post qui n’est pas le sien en story. Par contre, cela n’est pas possible en feed. Pourtant, cela serait gagnant pour les marques qui pourraient mettre plus facilement, rapidement et efficacement mettre en valeur le contenu créé par leur consommateur·ices (UGC). Et les marques ont tout à y gagner. 

La note des auteur·ices : vous allez nous dire “et la propriété intellectuelle alors ?”. On n’a pas séché nos cours de droits, on a bien conscience que cette fonctionnalité ne peut être viable sur le long terme qu’à la seule condition qu’il y ait un système de copyright efficace. Ça tombe bien, c’est le point d’après. 

Un véritable système de crédits photos

Le problème à résoudre : le vol (plus ou moins fait exprès, plus ou moins assumé) des contenus sur Instagram. 

En détail : partager le screen d’un d’un contenu qui a lui-même été repartagé 18 fois. Sur Instagram, on perd la paternité d’un contenu en un seul clic. C’est un problème pour les créateur·ices de contenus comme pour les marques qui utilisent ces contenus. L’idée d’un système de copyright ne serait donc pas saugrenue. Comment cela fonctionnerait ? Chaque utilisateur·ice pourrait définir ses préférences en matière de partage et d’utilisation de ses contenus : 

  • Libre de droits 
  • Nécessite une mention 
  • Ne peut être modifié 
  • Ne peut être utilisé par une entreprise 
  • Nécessite une rétribution
  • … 

On peut même imaginer un filigrane automatique qui se mettrait sur les publications. 

Stalker et savoir qui nous stalke

Le problème à résoudre : le like malheureux sur le post datant de 2017 de son·sa crush.  

En détail : un mode incognito, pour s’assurer que l’on peut stalker les posts et les stories sans se faire cramer. Et un autre pour savoir, au contraire, qui passe des heures sur notre profil. 

Note des auteur·ices : on est, au final, pas si éloigné de ce qui existe déjà sur LinkedIn. Vous pouvez demander à être incognito, auquel cas vous ne saurez pas qui vous stalke. Ou vous pouvez rester en visible et voir qui vous intéresse. Et vous pouvez très bien jouer entre ces deux modes en fonction du rôle et de l’info qui vous intéresse. 

La création de bots intégrés

Le problème à résoudre : répondre 56 fois à la même question, c’est une perte de temps, d’argent, d’intérêt. 

En détail : un bot tout simple, auquel on donnerait les questions et les réponses. Son rôle : nous prévenir quand une question sort de son périmètre de réponses afin qu’un·e CM reprenne le relai. Un gain de temps qui permettrait de plus se concentrer sur des tâches à forte valeur ajoutée (et n’est-ce pas ce que nous recherchons tou·tes ?). 

Filtrage de commentaires par priorité

Le problème à résoudre : passer à côté de commentaires ou de messages qui sont urgents et nécessitent une réponse / une action au plus vite. 

En détail : une alerte si un commentaire ou un MP qui contient certains mots clés prédéfinis afin de pouvoir, de suite, y apporter l’attention nécessaire. Particulièrement utile quand on sait que la marque est responsable des messages qui sont publiés sur sa page (donc potentiellement poursuivable en justice pour injure raciale ou non assistance à personne en danger. D’où l’intérêt de faire appel à des professionnel·les des réseaux sociaux).

Un filtre anti-vacances

Le problème à résoudre : on est en août, vous êtes au bureau. Tous vos collègues et potes eux, sont sur la plage et documentent leurs vacances au jour le jour. 

En détails : on pourrait appeler ce filtre “le filtre seum” ou “jalousie”. Il efface toute photos de plage ou tout post contenant les #Summer #Holiday #Enjoy #Sun #Beach #YOLO #CarpeDiem.    

Note des auteur·ices : pourrait également fonctionner pour les posts des gens trop sains et trop sportifs, pour celleux qui ne postent que des photos de leur +1/kids/animaux de compagnie et de manière générale ceux dont la vie semble tout droit sortie d’un conte de fée. 

En conclusion, Mark, if you read this, call us maybe? 

Un grand merci à Alexandre Mispelon pour ses lumières lors de l’écriture de cet article !