25.02.22
7 MIN

Une newsletter, c’est toute une aventure. Seul problème : on ne connaît pas en avance son dénouement. Toutefois, à la différence d’un film ou d’un livre où vous n’avez pas de rôle à jouer ; dans le cas de l’aventure newsletter, vous possédez un avantage non négligeable : le personnage principal, c’est vous. 

Le succès ou l’échec de cette aventure repose donc sur vos épaules. Et comme dans toutes quêtes, vous avez à votre service des objets pour relever tous les défis. 

Mesurer, analyser, améliorer grâce aux indicateurs de performance

Avoir des objectifs, c’est bien. Pouvoir les mesurer c’est mieux. Plusieurs indicateurs vous le permettent. Au-delà de faire plaisir (ou non), à votre N+1, chacun d’entre eux vous donne des informations concrètes sur le comportement de votre audience et vous permet donc de mieux répondre à leurs besoins.

1. Le taux d’ouverture

C’est quoi ? Le pourcentage de vos mails ouverts. Sans surprise, le but est qu’il soit le plus élevé possible.

Comment le calculer ? Taux d’ouverture = nombre de mails ouverts / nombre de mails envoyés x 100

Quand je dois m’inquiéter ? Selon Seninblue, l’un des principaux éditeurs de newsletters, en 2021 le taux d’ouverture moyen d’une newsletter était de 25,85%. En dessous de ce chiffre, vous pouvez commencer à vous poser des questions. En dessous de 20% à vous inquiéter et, en dessous de 15%, il est temps d’agir.

Comment l’améliorer ? Un faible taux d’ouverture peut signifier plusieurs choses : 

  1. Un objet peu engageant. Un objet trop commun ou au contraire, trop pointu, trop promotionnel, trop long… L’objet de votre newsletter est LE point majeur à surveiller quand votre taux d’ouverture est en baisse. Retrouvez tous nos conseils pour bien vous y prendre juste ici.  
  2. Une fréquence d’envoi trop élevée. Dans le cas où votre newsletter est trop présente dans les boîtes mail de votre lectorat, il est possible que celui-ci prenne l’habitude de la placer directement dans la corbeille. Réduisez la voilure de votre newsletter pendant quelque temps afin d’observer si votre taux d’ouverture remonte en flèche. (Et pour en savoir plus sur la manière de définir la fréquence de sa newsletter, c’est par ici que ça se passe). 
  3. Un horaire et/ou un jour non adapté. En 2021, on estimait à 33 le nombre de mails reçu, chaque jour, par un·e utilisateur·ice. Il est donc très facile pour le vôtre de se retrouver noyé parmi les nombreux autres mails reçus… pour tout savoir des meilleurs moments pour envoyer sa newsletter, c’est par .  

2. Le taux de clic

C’est quoi ? Il permet de connaître le nombre de personnes qui ont cliqué sur les liens présents dans votre newsletter. 

Comment le calculer ? Taux de clic = nombre total de clics sur un lien / nombre de mails envoyés x 100  

Comment savoir quand je dois m’inquiéter ? Toujours selon Sendinblue, le taux de clics moyen est de 1,27%. Sous ce seuil, c’est que les liens de votre newsletter n’engagent pas suffisamment votre lectorat. Au contraire, à partir de 4% de taux de clic, vous pouvez être satisfait·e.  

Comment l’améliorer ? La plupart des outils d’emailing vous permettent de savoir quels sont les liens les plus cliqués de votre newsletter. Comparez votre top 5 sur chaque édition : des sujets ressortent-ils ? Des typologies de contenus ? Si c’est le cas, vous savez que c’est ce qui intéresse votre audience. Il ne vous reste donc plus qu’à lui proposer plus de contenus dans cette veine.

3. Le taux de rebond

C’est quoi ? Spams, adresse mail supprimée, désactivée, mal orthographiée, problèmes techniques… Le voyage d’une newsletter est loin d’être un long fleuve tranquille ! Il existe de nombreuses raisons qui expliquent qu’elle n’arrive pas à son destinataire final.

Le taux de rebond vous permet justement de savoir combien sont arrivées au bout de leur long périple. À savoir, on distingue les softs bounces (liées à des problèmes temporaires) des hard bounce, qui, eux, sont définitifs. 

Comment le calculer ? Taux de rebond = nombre de mails non envoyés / nombre de mails envoyés x 100 

Quand je dois m’inquiéter ? À partir de 2%, cela commence à être inquiétant. Au-dessus de 5%, cela devient alarmant.  

Comment l’améliorer ? Un bon nettoyage de printemps dans votre base de données !  

4. Le taux de conversion

C’est quoi ? Par taux de conversion, on entend le taux de personnes qui ont effectué l’action espérée (achat, inscription, prise de contacts…). 

Comment le calculer ? Taux de conversion = nombre de conversions / nombre de mails envoyés x 100 

Quand dois-je m’inquiéter ? En 2020, selon une étude Barillance, le taux de conversion moyen était de 1,22%. Toutefois, ce résultat est à prendre avec des pincettes tant il dépend des secteurs d’activité.

Comment l’améliorer ? Bonne nouvelle, différents leviers sont activables : 

  • Veillez à la qualité de votre base de données : nettoyez-la régulièrement afin de la garder à jour. N’hésitez pas à relancer vos contacts inactifs avec un message dédié. 
  • Prêtez une attention particulière à la fréquence d’envoi de vos newsletters
  • Travaillez vos parcours utilisateur ! Un utilisateur qui a déjà effectué l’action ne devrait pas recevoir une relance de mail. Son passage de votre newsletter à son site internet doit se faire de manière fluide et sur toutes les devices possibles. Le nombre de redirections doivent être limitées au maximum, etc. Anne-Sophie Hervé, UX Designer chez Intuiti partageait justement ses 10 conseils pour repenser vos parcours

5. Le taux de désinscriptions

C’est quoi ? C’est celui qui fait le plus mal, mais aussi l’un des plus importants. Vous l’aurez deviné sans nous, le but est qu’il soit égal à 0. Toutefois, un taux de désinscription élevé est un signal fort : la promesse de votre newsletter n’est pas tenue.

Comment le calculer ? Taux de désinscriptions = désabonnements / nombre de mails envoyés x 100 

Quand dois-je m’inquiéter ? Au-dessus de 0,5% de taux de désinscription, cela signifie que votre audience n’est pas satisfaite de votre newsletter. Il vous faut donc agir. 

Comment l’améliorer ? 

  • Nettoyer votre base de données afin de constituer une liste d’envoi de qualité. On l’a déjà dit, mais dans le monde des newsletters, privilégiez la qualité à la quantité de contact ! Une bonne manière de vous assurer de la qualité des nouveaux inscrits est de mettre en place le double opt-in. De cette manière, vous êtes convaincu de l’intérêt de l’individu pour votre newsletter. 
  • Segmentez votre audience et personnalisez le contenu en fonction de ces segments. 
  • Vérifiez la qualité de votre newsletter. Aussi bien sur le fond (les contenus que vous proposez répondent-ils aux besoins de votre cible ? Sont-ils conçus pour votre newsletter ? Sont-ils de qualité ?), que sur la forme (votre newsletter charge-t-elle suffisamment bien ? Est-elle lisible ?…).  

Un peu, beaucoup, passionnément : communiquez sur votre newsletter

Si l’adage veut que “pour vivre heureux, il faut vivre caché”, dans le monde des newsletters, vivre caché est souvent la route la plus rapide vers l’échec… 

L’importance du bouche à oreille

Une newsletter qui cartonne, c’est aussi une newsletter sur laquelle on communique. Le moyen de communication le plus efficace ? Le bouche-à-oreille

Romain Dessal, fondateur et CEO de la newsletter Time To Sign Off soutient d’ailleurs qu’il s’agit du levier d’acquisition le plus efficace. Et, avec 150 000 abonné·es, on a tout à gagner à le croire ! Pendant l’évènement Média en Seine, il revenait justement sur son intérêt par rapport au paid, qui, s’il permet d’augmenter son audience de manière rapide et à faible coût (0,30€ par nouvel·le abonné·e), ne permet pas d’avoir une audience de qualité.   

Mais alors, comment faire en sorte de favoriser le bouche-à-oreille ? Par commencer à en parler autour de vous. Mais aussi en facilitant l’échange entre les pairs. Par exemple, en permettant de transférer facilement la newsletter à un·e collègue. 

Exemple d’un tel bouton sur notre newsletter

Mettez en avant votre newsletter ! 

Vos réseaux sociaux, votre site web, votre signature mail, vos articles ou les épisodes de vos podcasts tous les canaux sont bons pour mettre en avant votre newsletter et la faire connaître ! 

Exemple de communication sur LinkedIn
Exemple d’une communication sur le site Decriiipt

Et, puisque charité bien ordonnée commence par soi-même, on en profite : si vous souhaitez vous inscrire à la newsletter Decriiipt, c’est par ici

Demander du feedback

Le meilleur moyen d’améliorer sa newsletter, ça reste de demander directement à son lectorat ce qui lui plaît et ce qu’il voudrait en plus ! Google Forms, Drag’n Survey, Typeform ou encore SurveyMonkey, nombreux sont les outils qui vous permettent de faire cela. 

À vous de jouer !

Maintenant que nous vous avons partagé tous nos conseils, trucs et astuces, il ne nous reste plus rien à dire à part bonne chance. À vous d’écrire maintenant ! L’aventure vous tente mais pas en solo ? De la définition de la thématique au design en passant par la mise en place et l’écriture, les équipes d’Intuiti sont aux petits oignons pour vous accompagner dans votre stratégie newsletter. On s’en parle ?